✨
Beauté intérieure & extérieure
Un livre pour guérir, s’aimer, et enfin se choisir.
par Tabara Gakou
Un livre écrit avec le cœur, pour que chaque femme retrouve sa lumière.
Ce livre, je ne l’ai pas écrit pour parler de moi. Je l’ai écrit pour nous.
Chaque chapitre est un miroir, un souffle, un câlin.
Je vous invite à lire, à ressentir… et à vous aimer.
« Ce n’est pas le miroir qui doit te dire qui tu es. C’est ton cœur. »
À toutes les femmes…
Celles qui ont donné sans toujours recevoir.
Celles qui se réveillent fatiguées, mais avancent quand même.
Celles qui doutent parfois, mais n’abandonnent jamais.
Ce livre est un espace doux.
Un souffle d’amour.
Un rappel que vous êtes déjà assez.
Et que prendre soin de vous, ce n’est pas un luxe , c’est une priorité.
Bienvenue dans ces pages qui murmurent, guérissent, et réveillent la lumière qu’on a parfois oubliée.
Je n’ai pas écrit ce livre pour parler de moi.
Je l’ai écrit pour nous.
Pour cette part de nous qui cherche à respirer dans un monde qui va trop vite.
Pour celle qui veut être belle, mais surtout se sentir bien.
Pour celle qui doute, qui s’épuise, mais qui garde en elle un feu sacré.
J’ai grandi dans l’univers de la beauté.
Les cheveux, les rituels, les soins… c’est mon langage depuis toujours.
Mais très vite, j’ai compris une chose :
la beauté extérieure ne suffit pas.
J’ai vu des clientes aux cheveux brillants, au visage soigné… mais au regard vide.
Et d’autres, fatiguées, discrètes, mais habitées d’une lumière intérieure puissante.
C’est là que j’ai compris que ce que je voulais offrir,
ce n’était pas seulement une pommade, un shampoing ou une coiffure…
C’était une reconnexion.
Une invitation à s’aimer profondément.
Ce livre est le fruit de ce chemin.
Celui d’une femme.
Une entrepreneure.
Une croyante, je l’espère…
Mais surtout, une âme qui essaie, chaque jour, d’être une version plus douce et plus vraie d’elle-même.
Avec des doutes, des larmes, des prières…
et un rêve :
Voir les femmes se relever, rayonner, et dire enfin :
« Je suis en paix avec moi. Je me choisis. »
En mémoire de trois étoiles parties trop tôt…
À Abibatou Badiane, une cliente fidèle et lumineuse.
À Fatou, ma douce coiffeuse que l’on appelait tendrement mon doudou.
À une Loulou, dont la douceur reste gravée dans mon cœur.
Merci pour votre passage.
Merci pour vos sourires.
Merci pour l’amour laissé derrière vous.
Ce livre vous est aussi dédié. ♥️
Ce livre a été écrit avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle pour m’accompagner dans la mise en forme de mes idées.
Mais chaque mot, chaque émotion, chaque souvenir vient de moi.
Ce sont mes vérités, mes expériences, mon parcours, mon cœur de femme et d’entrepreneure.
J’ai simplement choisi un outil moderne pour mieux transmettre ce que je portais en moi depuis longtemps.
Une chroniques, des mots, des expériences de vie partagées avec le cœur.
✨
Chapitre 1 – Reconnecter avec soi-même
Une histoire très personnelle…
✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨
Ma toute première fois au salon, mes cheveux, mon voile, ce regard des autres…
Et cette idée, à 14 ans, que pour être belle, il fallait qu’on me voie.
Aujourd’hui, je vous raconte ce souvenir,
mais surtout, ce que j’ai compris bien plus tard :
La vraie beauté ne cherche pas à être applaudie,
elle cherche à être ressentie.
Par soi. Pour soi. En paix.
Une lecture à cœur ouvert.
Et surtout, prenez le temps… de vous retrouver.
✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨
Il y a des moments dans la vie où l’on se regarde dans le miroir…
et on ne se reconnaît plus.
On fait semblant, on sourit, on avance.
Mais à l’intérieur, tout semble flou, épuisé, silencieux.
Ce chapitre, je l’ai écrit comme une pause sacrée.
Un moment où tu peux enfin souffler, déposer le masque,
et juste… revenir à toi.
Reconnecter avec soi-même, ce n’est pas changer.
C’est retrouver la petite fille en toi, celle qui savait ce qu’elle aimait, ce qui la faisait sourire, avant qu’on lui apprenne à se taire.
Je me souviens de la première fois que je suis entrée dans un salon de coiffure.
J’avais à peine 14 ans.
J’étais adolescente, un peu timide, et déjà voilée depuis mes 13 ans.
Ce jour-là, j’ai fait un brushing. Simple. Mais pour moi, c’était une fête intérieure.
Quand je suis sortie, je me sentais… belle.
Pas belle comme dans les magazines.
Belle comme jamais auparavant.
Une coiffeuse m’a souri et m’a dit en riant :
“Toi, tu ne vas pas remettre ton foulard sur ce brushing, hein ?”
Et j’ai rigolé.
Mais je ne l’ai pas remis.
Je suis sortie sans mon voile, le cœur battant, les cheveux au vent…
Et j’ai ressenti quelque chose que je n’oublierai jamais.
Le regard des gens. L’admiration. Le “waouh”.
Et c’est là, à 14 ans, que j’ai mal compris ce qu’était le bien-être.
J’ai associé la beauté au fait d’être vue.
Comme si le bonheur ne valait que quand quelqu’un d’autre pouvait le voir.
Aujourd’hui, je repense à cette fille.
Et j’ai envie de la serrer fort.
De lui dire :
“Tu es belle, même cachée. Tu es lumière, même dans l’ombre. Tu n’as pas besoin d’être vue pour exister.”
Parce que le bien-être, ce n’est pas ce qu’on montre.
C’est ce qu’on ressent, quand plus personne ne regarde.
C’est être en paix avec soi-même.
C’est se choisir, même dans le silence.
Il y a beaucoup de femmes qui ne se sentent belles qu’à travers le regard des autres.
Elles sourient fort pour cacher leur fatigue.
Elles s’habillent pour plaire, mais ne s’écoutent jamais.
Elles donnent tout, sauf à elles-mêmes.
Et parfois, il faut une cassure… une larme… une prière à minuit,
pour qu’on se rende compte qu’on mérite mieux.
Pas mieux des autres.
Mieux de soi.
Reconnecter avec soi-même, ce n’est pas redevenir la femme d’hier.
C’est revenir dans ses bras, lui dire qu’on l’aime, même si elle s’est perdue.
C’est la regarder sans jugement,
et lui dire, en chuchotant presque :
“Tu as le droit de t’aimer, même sans raison.
Tu n’as pas à mériter l’amour. Tu es l’amour.”
Et toi…
À quand remonte la dernière fois où tu t’es sentie bien dans ta peau, sans miroir, sans appréhension, sans chercher à prouver quoi que ce soit ?
La dernière fois où tu t’es dit :
“Je suis là. Je suis moi. Et ça suffit.”
Ce chapitre est une porte d’entrée vers toi.
Pas pour devenir une autre.
Mais pour réapprendre à t’aimer.
Sans témoin.
Sans condition.
Sans devoir briller.
Juste toi, dans ta vérité.
Et c’est déjà beaucoup.
✨
Chapitre 2
La reconnaissance comme chemin vers soi
Il y a quelque chose de beau à s’asseoir dans un fauteuil de salon.
C’est un moment qu’on prend rarement pour soi, surtout quand on est femme, quand on est mère.
C’est une parenthèse dans une journée remplie d’attentes, de responsabilités, de choses à faire pour les autres.
Mais parfois, on oublie de voir cette chance-là.
On oublie que juste le fait d’avoir du temps, de pouvoir venir, de pouvoir payer, de s’offrir un soin… c’est déjà beaucoup.
C’est un luxe que certaines n’ont plus.
Il y a des femmes qui n’ont pas la tête à ça.
Des femmes qui sont allongées dans un lit d’hôpital, qui n’ont même plus la force de se regarder dans une glace.
Il y a des femmes qui donneraient tout pour pouvoir simplement laver leurs cheveux seules, une dernière fois.
Alors oui, on oublie souvent.
On se plaint de petites choses.
On s’agace.
On râle sur un rendez-vous retardé ou une tresses qu’on trouve pas assez sophistiquée.
Mais à un moment, il faut se poser.
Et regarder autour de soi.
Et dire merci.
Pas un merci qu’on balance à la va-vite.
Un vrai merci.
Un merci du fond du cœur.
Un merci qui te fait sentir vivante.
Un merci qui t’ouvre les yeux.
Je repense à cette petite fille.
Elle devait avoir 9 ou 10 ans.
Elle était venue avec sa maman au salon.
Dès qu’elle est arrivée, elle a commencé à faire des caprices.
Elle ne voulait pas qu’on la coiffe.
Elle faisait la moue, refusait tout, boudait.
Sa mère, fatiguée, a tenté de la raisonner.
Mais rien n’y faisait.
Et puis, à bout, elle a levé la main, presque prête à la frapper.
Et moi, dans mon cœur, j’ai senti un pincement.
Parce qu’ici, on aime les enfants. On les chérit.
Et on n’aime pas voir ces gestes, même dans la colère.
Alors j’ai doucement demandé à la maman si je pouvais lui parler un instant.
J’ai pris la petite dans la cuisine, à l’écart.
Je me suis baissée à sa hauteur.
Et je lui ai parlé.
Pas comme à une enfant capricieuse.
Mais comme à une personne capable de comprendre.
Je lui ai dit :
— Dis-moi, dans ta classe, combien de filles ont des cheveux comme les tiens ?
Combien ont une maman qui pense autant à elles ?
Regarde bien. Elle est venue aujourd’hui.
Elle n’a pas fait de soin pour elle. Elle n’a pas acheté une robe ou des chaussures.
Elle est venue ici, pour toi.
Tu sais combien elle va payer ?
Tu sais combien de goûters ça représente ?
Tu sais ce qu’elle aurait pu s’offrir avec cet argent ?
Et je me suis tue.
Elle me regardait avec des yeux grands ouverts.
On aurait dit qu’elle découvrait quelque chose de nouveau.
Quelque chose qu’on ne lui avait jamais dit.
Quand elle est retournée dans le salon, elle s’est assise bien droite.
Elle a tendu la tête vers la coiffeuse sans faire d’histoires.
Elle n’a plus rien dit.
Sa maman, elle, n’en revenait pas.
Elle me regardait avec étonnement, comme si quelque chose d’invisible venait de se produire.
Et à la fin du soin, la petite s’est levée, s’est approchée doucement…
et elle a pris sa mère dans ses bras.
Sans mot.
Juste ce geste.
Et ce jour-là, j’ai compris une chose que j’ai gardée depuis :
La reconnaissance, ça ne s’enseigne pas seulement avec des mots.
Ça se transmet avec de la vérité.
Avec un regard.
Avec un moment qui marque.
Quand une femme oublie de dire merci,
elle attend toujours plus.
Des autres, de la vie, de l’amour.
Et cette attente, au bout d’un moment, use.
Elle abîme les liens, fatigue les cœurs.
Elle épuise même la femme elle-même.
Mais quand une femme apprend à être reconnaissante…
elle rayonne autrement.
Elle ne devient pas moins exigeante.
Elle devient plus consciente.
Elle voit ce qui est là.
Elle bénit ce qu’elle a, au lieu de pleurer ce qu’elle attend.
Aujourd’hui, tu es là.
Peut-être dans un salon, peut-être chez toi.
Peut-être avec tes doutes, tes soucis, ta fatigue.
Mais tu es là.
Et ça, déjà, c’est beaucoup.
Regarde ce que tu as.
Regarde qui tu es devenue.
Même si ce n’est pas encore parfait, c’est déjà un miracle.
Tu n’as pas besoin d’un événement extraordinaire pour être reconnaissante.
Le simple fait d’être en vie, d’avoir la force de te lever, de t’aimer un peu plus chaque jour,
c’est suffisant pour dire merci.
Et parfois, c’est dans le silence de ce merci…
que la vraie beauté commence à naître.
✨
Chapitre 3 – Et si tu te traitais enfin avec douceur ?
Il y a eu un moment où j’ai cru que je pouvais tout porter. Tout tenir. Tout encaisser.
Et continuer comme si de rien n’était.
Je faisais sourire les femmes pendant qu’au fond, moi, je n’avais plus de force pour pleurer.
Je faisais du bien. J’étais le pilier. Le cœur. L’énergie du salon.
Mais quand je rentrais chez moi…
il n’y avait plus rien.
Juste mes pieds, gonflés.
Mon cœur, en tambour.
Ma tête, pleine de silence et de fatigue.
Et parfois, même le fait de répondre à un simple « ça va ? » était de trop.
Tu sais ce que c’est, ça ?
C’est quand ton âme crie, mais que personne ne l’entend.
Parce que tu donnes l’impression d’être forte.
Un soir, j’ai fondu en larmes dans ma voiture.
Je n’avais même pas coupé le moteur.
Je venais de finir une journée au salon où tout le monde avait ri, où les femmes étaient reparties belles et légères.
Mais moi, je ne tenais plus debout.
Je me suis dit :
« Mais pourquoi tu t’oublies comme ça ? Pourquoi tu prends soin des autres comme si c’était vital… mais que tu oublies de respirer pour toi ? »
Et c’est là, ce jour-là, que j’ai compris quelque chose de très dur :
Je faisais du bien, mais je ne me faisais plus de bien.
Et c’est une forme de violence. Silencieuse. Inaperçue.
Mais bien réelle.
Depuis ce jour, j’ai commencé à faire différemment.
Pas toujours, pas parfaitement.
Mais j’ai appris à me traiter comme je traiterais ma propre sœur.
Je m’offre un massage.
Je prends le temps de respirer l’odeur d’un hammam chaud.
Je me masse les pieds. Je m’enduis les cheveux.
Pas pour plaire.
Pas pour poster.
Pas pour valider.
Mais juste pour me dire :
« Toi aussi, tu comptes. »
Une femme est venue une fois au salon. Elle venait de l’hôpital où son mari était hospitalisé.
Et elle s’en voulait d’être là et elle culpabilisait d’avoir quitté son chevet même pour une heure.
Je l’ai regardée avec tendresse.
Et je lui ai dit doucement :
« Mais si toi, tu t’effondres, qui prendra soin de lui ? Qui lui tiendra la main, si toi tu t’écroules ? »
Elle a baissé la tête.
Elle a pleuré.
Et elle s’est laissée faire .
Et j’ai su, à ce moment-là, qu’on avait toutes besoin d’entendre ça.
Pas une seule fois.
Mais régulièrement.
Comme une vérité vitale qu’on nous a oubliée.
On ne peut pas être fortes tout le temps.
On ne peut pas tout donner, sans jamais se recharger.
Et surtout : On ne peut pas se sacrifier pour les autres, au point de disparaître.
Ce n’est pas de l’amour.
Ce n’est pas de la force.
C’est un oubli de soi.
Un mentor , un père pour moi m’a une fois dit , ne soit jamais comme une bougie … en éclairant les autres tout en te brûlant toi même .
Aujourd’hui, je te parle à toi.
Oui, toi qui lis ces lignes avec une boule dans la gorge ou un pincement au coeur…
Je te demande :
Et toi, quand est-ce que tu t’es traitée avec douceur pour la dernière fois ?
Quand est-ce que tu t’es dit :
« Je mérite un moment rien que pour moi. »
Pas parce que tu l’as gagné.
Mais parce que tu existes.
Parce que tu vois, la vie ne prévient pas.
Un jour, elle prend.
Un jour, elle nous met à genoux.
Et ce jour-là, si tu ne t’es jamais choisie , ce sera juste du regret .
Alors aujourd’hui,
pas demain,
pas quand tout ira mieux,
pas quand tu auras le temps…
Aujourd’hui, accorde-toi de la douceur.
Même si ce n’est que 10 minutes où tu fermes les yeux en pensant juste à toi.
Même si c’est juste une crème, une tisane, un silence, une prière, un soupir.
Fais-le.
Parce que tu en as besoin.
Parce que tu le mérites.
Parce que tu es encore là.
Et que rien que pour ça, tu mérites qu’on prenne soin de toi.
Ce chapitre, je ne l’écris pas pour t’enseigner quoi que ce soit.
Je l’écris parce que je sais.
Je sais ce que c’est de vouloir faire plaisir à tout le monde,
et de finir par ne plus avoir rien à donner.
Je sais ce que c’est de porter les autres,
et de se sentir vide, après.
Et je sais ce que ça change,
le jour où l’on commence à se traiter avec douceur.
✨
Chapitre 4 – Apprendre à choisir pour soi
Je ne savais pas dire non.
Ou plutôt… je savais, mais je n’osais pas.
Parce que dire non, c’était peut-être blesser. Décevoir. Perdre l’amour de quelqu’un.
Et j’ai passé des années à m’oublier pour ne pas froisser, à m’épuiser pour ne pas déranger.
Jusqu’à ce que ce “oui” de trop m’étrangle.
Je me suis surprise à dire “oui” alors que mon cœur criait “je n’en peux plus.”
À sourire quand mon corps voulait juste se reposer.
À aider, même quand je tremblais intérieurement, vidée de toute énergie.
Je crois que beaucoup de blessures commencent là :
quand on n’ose pas choisir pour soi, même pour un simple modèle ou un style , pour aprea arriver à un cercle vicieux qui ne s’arrête plus . Avant d’en arriver là , commençons à au moins assumer nos choix personnels , pour notre beauté , notre bien-être , notre quiétude…
Un jour, j’ai accompagné une amie chez le tailleur.
Elle avait choisi un modèle, un ensemble qu’elle aimait vraiment. Je l’ai vue briller rien qu’en posant les yeux dessus.
Mais à peine avait-elle exprimé son choix que sa cousine a pris la parole.
— Non, prends plutôt celui-là. Il est plus classe.
Et là, j’ai vu cette étincelle s’éteindre dans son regard.
Elle s’est tournée vers moi, presque gênée.
— Toi, tu penses quoi ?
Je lui ai répondu simplement :
— Les deux sont jolis. Mais celui que toi tu avais choisi, c’est celui qui te rend heureuse. Et c’est ça qui compte.
Je n’ai rien dit de compliqué ce jour-là.
Mais j’y pense souvent.
Parce que je sais combien, parfois, un seul mot d’une autre personne peut nous faire douter de ce qu’on aimait.
On peut être sûre de nous, puis soudain, sous le regard de quelqu’un d’autre, on commence à hésiter.
Et cette hésitation… elle s’installe. Elle fait mal.
Et elle grandit dans tous les domaines de notre vie.
Moi, j’aime quand une cliente ose être elle-même.
Quand elle choisit un détail un peu original, un chignon qui sort de l’ordinaire, une frange perlée, des couleurs qu’elle aime mais que d’autres trouvent « trop ».
J’aime voir les enfants faire leur choix.
Et je m’assure toujours de leur dire :
— Bravo, c’est toi qui as décidé. Et tu peux être fière de ça.
Parce que je crois profondément que le droit de choisir, c’est l’un des premiers gestes d’amour envers soi.
Mais ce n’est pas toujours facile.
Je me souviens d’une cliente.
Elle avait choisi des tresses magnifiques. Simples, naturelles, avec une petite touche de perles.
Quand on a terminé, elle s’est regardée dans le miroir avec fierté.
Elle se trouvait belle. Et ça se voyait.
Mais quelques minutes plus tard, elle a reçu un appel vidéo de ses belles-sœurs.
Je ne sais pas ce qu’elles ont dit exactement.
Mais quand elle a raccroché, son visage avait changé.
Elle m’a dit :
— En fait… est-ce qu’on peut enlever et refaire autre chose ?
Et malgré sa gêne, elle a insisté. On a tout défait.
Ce jour-là, ce n’était pas les tresses qu’on a enlevées.
C’est la liberté de s’aimer qu’elle venait de perdre en quelques mots.
Pas parce que ses belles-sœurs étaient mauvaises.
Mais parce qu’elle n’avait pas encore trouvé la force de dire :
“Moi, j’aime comme ça.”
Et ça m’a touchée.
Parce qu’on est nombreuses à faire ça.
On change nos envies, nos goûts, nos rêves,
parce que le regard des autres est plus fort que notre propre voix.
Mais un jour, il faut dire stop.
Pas avec colère, pas avec violence.
Mais avec douceur et respect pour soi.
Il faut apprendre à dire :
“Je choisis ça parce que ça me parle.”
“Je me sens belle comme ça.”
“Je ne veux pas plaire à tout le monde. Je veux me plaire à moi.”
Ce chapitre, c’est une main tendue à toutes celles qui n’osent pas encore.
À celles qui regardent toujours autour d’elles avant de s’écouter.
À celles qui attendent une validation pour se trouver belles, fortes, dignes.
Je vous comprends.
J’ai été vous.
Et parfois, je le suis encore un peu.
Mais j’apprends.
Et j’aimerais qu’on apprenne ensemble.
Parce qu’une femme qui s’assume,
c’est une femme qui inspire toutes les autres à se lever.
Alors si aujourd’hui, tu fais un choix, même tout petit,
même juste une couleur de foulard, une senteur de soin, une coupe de cheveux…
et que tu le fais pour toi — rien que pour toi —
alors je te dis bravo.
C’est ainsi qu’on commence à se libérer.
C’est ainsi qu’on commence à s’aimer.
✨
Chapitre 5 : Briller en étant soi
Il m’a fallu du temps pour comprendre que je ne devais pas briller comme une autre,
mais briller en étant moi.
Et pourtant, ce n’était pas évident au départ.
Quand j’ai eu l’idée d’ouvrir mon salon, en 2017, je n’avais pas de diplôme en coiffure. Pas de formation en esthétique. Aucune idée de ce qui se faisait ailleurs. Ce que j’avais, c’était des souvenirs, des sensations, des choses qui me faisaient du bien , et que j’avais envie de partager.
Je me rappelle… j’étais au lycée quand une voisine m’a offert une petite bouteille d’huile d’olive venue du Maroc. Rien de très extravagant, juste un petit geste. Je suis rentrée chez moi, j’ai ouvert le flacon, j’ai versé quelques gouttes dans mes mains. Et là, sans prévenir, une sensation. Une chaleur douce. Une odeur naturelle. Et cette impression soudaine que mes cheveux m’appartenaient vraiment. Je me suis sentie bien. Apaisée. Comme si je tenais entre mes doigts un petit secret de bien-être.
Je n’avais jamais imaginé, à ce moment-là, que cette sensation deviendrait un jour une vocation.
Et pourtant… me voilà aujourd’hui, des années plus tard, avec une gamme de plus de 30 produits capillaires à base d’huile d’olive, tous nés de cette envie-là et avec juste des recettes traditionnelles de grand mère, des macérât etc : redonner à chaque femme cette sensation de bien-être, cette douceur, ce respect de soi.
Je n’ai pas appris tout ça dans une école. J’ai appris en ressentant. En testant. En écoutant les femmes. En observant ce qui les faisait sourire quand elles se voyaient dans le miroir. En remarquant ce qui les fatiguait. En entendant leurs silences. En prenant le temps.
Et un jour, j’ai compris que ce que j’offrais n’était pas un simple service. C’était une ambiance. Une bienveillance. Une manière de chuchoter à l’oreille des femmes : « Tu peux être douce avec toi. Tu as le droit. »
Je me rappelle encore d’un jour, au lycée. Mon professeur de philosophie est entré dans la salle et m’a tout de suite vue : j’avais les yeux rouges. J’étais d’habitude joyeuse, bavarde, pleine de vie, mais ce jour-là… j’étais éteinte. Il m’a regardée, touché par ce changement, et il m’a dit quelque chose que je n’oublierai jamais :
« Tabara, t’es une fille du bonheur. Quand tu entres ici, ça brille de bonheur. Ne sois pas triste. »
Ces mots ont marqué mon cœur à jamais. Parce qu’à ce moment-là, j’ai compris que mon énergie, ma joie, mon amour, étaient des cadeaux pour les autres. Et que je ne devais jamais les perdre.
Je crois que c’est là que tout a commencé.
Pas l’entreprise. Pas les produits. Mais le feu.
Ce feu doux et brûlant à la fois : celui de vouloir faire du bien. De prendre soin.
De transmettre la lumière intérieure.
Et aujourd’hui, je la transmets comme je peux.
Dans un soin, dans un shampoing, dans une petite parole à une cliente ou un « comment tu vas vraiment aujourd’hui ? »
Je ne cherche pas à faire comme les autres. Je ne veux pas être la plus moderne, la plus innovante, la plus grande. Je veux être moi. Fidèle à ce que je ressens. À ce que je crois. Et surtout, à ce que j’ai envie de donner.
Parce que j’ai appris une chose :
Il n’y a pas qu’une seule manière de réussir.
Il y a ta manière. Celle qui respecte ton rythme. Ton histoire. Tes saisons, tes chutes , tes victoires … Toi
Et tu as le droit d’en être fière.
Je regarde beaucoup les autres salons, les autres entrepreneures comme moi… et je pourrais me dire que je devrais faire ci ou ça. Mais je ne suis jamais dans cette course.
Je suis dans ma mission. Et c’est tout ce qui compte.
Aujourd’hui, à travers Triangle de la Beauté, je fais de mon mieux pour offrir un espace où les femmes peuvent venir être elles. Être écoutées. Chouchoutées. Respectées. Et parfois, même retrouvées.
Je ne veux pas briller comme une autre.
Je veux briller comme Tabara.
Avec mes valeurs. Mes failles. Ma lumière.
Et toi aussi, tu peux briller…
À ta façon.
Sans te presser.
Sans te comparer.
Avec tendresse et fierté.
✨
Chapitre 6 – Quand tout te prend.
Personne ne m’avait prévenue.
On m’a parlé de courage, de passion, de vision.
Mais personne ne m’avait dit que parfois, pour porter un rêve…il faut s’oublier soi-même.
Personne ne m’avait dit que pour bâtir quelque chose de beau, il fallait parfois y laisser des morceaux de soi.
Je croyais que si j’aimais ce que je faisais,
ça suffirait à me protéger.
Je croyais qu’en donnant de l’amour,
j’en recevrais autant.
Mais la vérité…c’est que parfois, ça prend tout.
Ton énergie.
Ton corps.
Ton sommeil.
Tes pensées.
Ta joie.
Et ce tout, parfois…c’est toi.
Tu ne t’en rends même pas compte.
Tu continues.
Tu t’organises.
Tu souris.
Tu avances.
Et puis un jour…
Tu réalises que tu as arrêté de vivre pour commencer à survivre.
Tu réponds à tout le monde, sauf à toi-même.
Tu prends soin des autres, mais tu n’as plus le courage de t’écouter.
Tu sais dire “ça va” avec une telle maîtrise que même Dieu t’envoie des signes pour que tu t’arrêtes.
Mais tu ne sais plus comment.
Parce que tu es devenue le pilier.
Et un pilier, ça ne tombe pas, n’est-ce pas ?
Même si ça craque de l’intérieur.
Un jour, j’ai craqué …
Je me suis réveillée fatiguée d’être forte.
Fatiguée de devoir tout porter.
Fatiguée de ne pas savoir pleurer.
Fatiguée d’être “la femme qui gère”.
Alors j’ai fermé les yeux.
Et j’ai prié. Pas avec des mots. Avec mes larmes.
Je n’ai pas demandé plus de force.
J’ai juste demandé… à revenir à moi.
Parce que oui.
On peut avoir du succès et se sentir vide.
On peut être admirée et ne plus se reconnaître.
On peut tout faire pour tout le monde…
et ne plus rien ressentir pour soi.
Mais ce n’est pas une fin.
C’est un tournant.
Un moment sacré où l’on se rend compte que le plus grand projet qu’on ait à réussir…ce n’est pas notre entreprise. C’est notre paix.
Alors aujourd’hui, je ne veux plus me perdre pour ce que je construis. Je veux construire avec qui je suis.
Et si je tombe ? Je me relèverai.
Pas pour recommencer comme avant.
Mais pour recommencer en mieux.
Plus douce.
Plus alignée.
Plus vraie.
À toi qui me lis…Entrepreneure, femme , mère, débordée , épuisée…
Peut-être que tu es en plein tourbillon.
Peut-être que tu te demandes si tu vas tenir.
Peut-être que tu souris devant les autres… mais que tu cries en silence dès que tu es seule.
Alors écoute-moi bien :
Tu as le droit de te choisir.
Tu as le droit de ralentir.
Tu as le droit de poser ce fardeau quelques instants et de respirer.
Parce que si tu t’éteins…personne ne brillera à ta place.
Et si tu t’aimes , ne serait-ce qu’un peu plus qu’hier…
le monde changera autour de toi.
Et puis, vient ce moment où tu regardes tout ce que tu fais, et tu réalises que tu as besoin de tout chambouler pour mieux organiser.
Tu arrêtes ce qui te rend lourde.
Tu laisses aller ce qui te pompe ton énergie.
Et tu te concentres, enfin…sur ce qui te rend légère.
Tu réalises que chaque domaine a une gestion particulière.
Et qu’au fond de toi, tu sais ce qui est le cœur de ton métier.
Peut-être que ce n’est que 1 % de tout ce que tu voudrais faire.
Mais c’est ce 1 % qui te rallume.
C’est là que ta passion t’attend.
C’est là que ta flamme repose.
Tu réalises que ton business n’est pas un fardeau à porter…mais un bateau que tu peux diriger.
Et pour la première fois depuis longtemps,
tu respires hors de l’eau.
Oui …. réalises je t’en prie , que ton business n’est pas un fardeau à porter…mais un bateau que tu peux diriger encore une fois .
Et là… quelque chose renaît.
Un battement de cœur oublié.
Un éclat discret dans ton regard.
Une chaleur douce qui te murmure :
« Je suis toujours là. »
Tu n’as pas tout perdu.
Tu étais simplement en train de te retrouver.
Tu n’as pas échoué.
Tu étais juste en train d’apprendre à ne plus t’oublier.
Et peu importe ce que les autres attendent de toi…
toi, attends-toi à de la tendresse.
À de la clarté.
À un amour si profond pour toi-même, que tu n’auras plus jamais besoin de te brûler pour illuminer les autres.
Car la finalité de tout ce que tu entreprends…
ce n’est pas la réussite aux yeux du monde.
C’est de t’aimer profondément, jusqu’à te sentir enfin, chez toi en toi-même.
✨
✨
Chapitre 7 : Dépose un instant tout ce qui n’est pas toi
Et si tu t’arrêtais, là, maintenant, juste un instant ?
Pas pour faire une pause.
Pas pour réfléchir.
Mais pour… déposer.
Déposer ce qui t’épuise.
Déposer ce qui te fait croire que tu n’es jamais assez.
Déposer ce masque qui te colle au visage depuis tant d’années.
Celui du courage en toutes circonstances.
Celui du sourire parfait même quand tout hurle à l’intérieur.
Celui de la femme forte qu’on applaudit, mais qu’on ne voit jamais pleurer.
Tu as le droit de te reposer.
Tu as le droit d’être fatiguée.
Tu as même le droit de dire : “Je n’en peux plus.”
Ce n’est pas un aveu de faiblesse.
C’est un appel au vrai.
Un appel à toi.
Combien de fois t’es-tu forcée à entrer dans des cases trop petites pour ton âme ?
Combien de fois t’es-tu dit “Je dois” alors que ton cœur murmurait “Je n’ai plus la force” ?
Tu avances, tu portes, tu encaisses, tu gères…
Mais toi, qui te porte ?
Toi, qui te relève ?
Parfois, ce n’est pas la vie qui nous blesse le plus.
C’est tout ce qu’on accepte de porter, pour ne pas décevoir.
C’est cette loyauté à ce que les autres attendent, au lieu d’être fidèle à ce que l’on est.
On veut être parfaite, à la hauteur, impressionnante, irréprochable. Mais… à quel prix ?
Alors aujourd’hui, je ne te demande pas de faire un grand pas.
Je ne te demande pas de tout changer.
Je te propose juste de déposer un instant tout ce qui n’est pas toi.
Les exigences irréalistes.
Les regards lourds de jugement.
Les rôles qui ne te nourrissent plus.
Les peurs, les attentes, les surcharges…
Dépose-les.
Même pour une minute.
Même dans ton cœur.
Et écoute.
Écoute ce qui reste.
Tu verras, ce n’est pas le vide.
Ce n’est pas du rien. C’est toi.
Toi, entière, douce, fatiguée peut-être, mais vraie.
Toi, sans les artifices.
Toi, avec tes rêves qui n’ont pas encore fleuri.
Toi, avec cette lumière que tu caches sous des couches de “je dois”, de “il faut”, de “on attend de moi”.
Tu as le droit de revenir à toi.
Tu as le droit de dire “ça ne me ressemble plus.”
Tu as le droit de changer d’avis, de chemin, d’énergie.
Tu as le droit de te choisir à nouveau.
Et surtout, souviens-toi :
Peu importe ce que tu déposes… le monde continuera d’être dur parfois.
Oui, la vie est rude.
Oui, les douleurs existent partout.
Oui, les gens pleurent en silence.
Personne n’a une vie sans lutte.
Et ce n’est pas toi qui es faible… c’est le monde qui est exigeant.
Le simple fait d’être vivant te met face à l’épreuve.
C’est la règle de cette existence.
Mais justement…
C’est parce que la vie est si exigeante que tu dois apprendre à t’alléger.
À ne pas tout porter.
À déposer ce qui n’est pas essentiel.
Et tu verras…
Quand tu déposes ce qui n’est pas toi,
Tu recommences à respirer.
Tu recommences à marcher autrement.
Tu recommences à aimer.
Mais surtout… tu recommences à t’aimer.
Et il n’y a pas plus beau recommencement.
✨
Chapitre 8 – Ce jour-là, j’ai compris ce qui comptait vraiment
Je me souviens très bien de ce jour.
Elle m’avait envoyé le modèle depuis deux ou trois semaines. Un modèle papillon, assez complexe, qu’elle voulait absolument pour sa fille. Et avec Syfy, on avait tout essayé.
Vraiment.
On a testé, retesté, ajusté, on a fait de notre mieux. Mais ce n’était pas exactement ce qu’elle voulait.
Et moi, dans ma tête de perfectionniste, je m’en voulais un peu.
Quand elle est arrivée, je me suis préparée à m’excuser. À lui dire qu’on n’a pas réussi à reproduire le modèle exactement. Je voulais lui montrer que je savais, que j’étais consciente.
Mais tu sais quoi ?Elle ne m’a même pas laissée parler.
Elle n’a même pas capté ce que j’étais en train d’essayer de lui expliquer.
Elle regardait autre chose.Elle regardait sa fille. Et son regard disait tout. Elle était juste… heureuse.
Heureuse de voir sa fille tressée, belle, lumineuse. Heureuse de la voir rire. Heureuse qu’elle se sente bien.
Et ce jour-là, j’ai compris. Elle n’était plus dans les détails. Elle n’était plus dans les exigences.
Elle avait appris, quelque part sur son chemin, à ne pas s’arrêter à ce qui manque… mais à voir ce qui est là. C’était tellement doux. Tellement fort.
Moi qui voulais expliquer, justifier… je me suis tue.Et je l’ai regardée, elle, avec sa fille dans les bras, les câlins, les mots tendres, les rires. Elle m’a offert une leçon sans le savoir.
Une leçon de vie.
Une leçon d’amour.
Parce que oui, il faut un long parcours pour arriver à ça.
À ce calme-là.
À cette capacité de se réjouir même quand ce n’est pas exactement ce qu’on avait imaginé.
Moi, j’étais encore dans le « il manque », dans le « j’aurais voulu faire mieux ».
Mais elle… elle était déjà dans le « c’est suffisant ».
Et dans ce regard qu’elle a posé sur sa fille, j’ai compris qu’on ne devrait jamais laisser les détails nous voler la joie.
Ni dans la vie, ni dans nos relations, ni envers nous-mêmes.
Depuis, je me pose souvent cette question :
Et si on arrêtait de se juger pour ce qu’on n’a pas fait parfaitement ?
Et si on regardait un peu plus ce qu’on a offert, avec le cœur, avec sincérité ?
Et si on se disait parfois :
« Ce n’était peut-être pas parfait, mais c’était plein d’amour. »
Ce jour-là, elle m’a rappelé ce qui compte vraiment.
Pas le modèle.
Pas le résultat.
Mais ce qu’on transmet.
Ce qu’on fait ressentir.
Ce qu’on dégage.
Et surtout…
Ce qu’on choisit de voir.
Parce que la vie sera toujours imparfaite.
Mais si tu regardes avec le cœur, tu verras qu’il y a tellement de beauté… dans ce qui est déjà là.
Je crois que c’est ça, revenir à l’essentiel.
C’est arrêter de tout contrôler.
C’est respirer avec ce qui est.
C’est choisir de ne pas gâcher un instant d’amour pour une coiffure imparfaite, un mot mal dit, un détail qui dépasse.
Ce jour-là, j’ai recommencé à aimer.
Mon métier.
Mes clientes. La vie. Et moi.
✨
Chapitre 9 : Le bonheur de ça… Être soi
Il y a des jours où l’on croit que le bonheur, c’est un grand évènement.
Une réussite éclatante. Une maison pleine. Des applaudissements, des preuves d’amour, des projets réussis.
Mais un jour…
Un jour, sans prévenir, tu goûtes à un silence.
Un silence intérieur.
Et tu te rends compte que le vrai bonheur, c’est d’être là.
Simplement là.
Et d’être toi.
Toi, sans rien prouver.
Toi, sans te battre contre le monde.
Toi, sans devoir te transformer pour plaire.
Toi, sans chercher à “faire plus”.
Et ce jour-là, Tabarakallah…
Tu respires.
Tu sens une paix que rien n’achète.
Une tendresse pour toi-même que tu ne t’expliques pas.
Tu ne cours plus après ta place.
Parce que tu comprends qu’elle a toujours été là.
Tu revis des morceaux de ton passé.
Tu revois la petite fille que tu étais, trop sage, trop gentille, trop attentive.
Tu penses à toutes ces fois où tu t’es tue pour ne pas déranger,
Où tu as ri pour ne pas montrer que tu avais mal,
Où tu as fait semblant d’aller bien alors que tu saignais à l’intérieur.
Et tu pleures.
Pas parce que tu es triste.
Mais parce que tu te retrouves.
Enfin.
Après tout ce temps.
Tu te demandes : pourquoi ai-je mis autant d’années à me croire ?
Pourquoi ai-je cru qu’il fallait être comme les autres,
Alors que c’est précisément ce qui me rendait malheureuse ?
Le bonheur, ce n’est pas une promesse du monde.
Ce n’est pas une destination que l’on atteint un jour.
C’est un retour.
Un retour vers toi.
Un retour à la maison.
Celle que tu es.
Et il n’y a pas de plus belle maison qu’un cœur qui ne se rejette plus.
Qu’un corps que l’on accepte.
Qu’un nom que l’on prononce avec douceur.
Qu’une vie que l’on choisit, à son propre rythme.
Oui, notre vie compte.
Même si personne ne l’applaudit.
Même si nos réussites sont silencieuses.
Même si nos combats sont invisibles.
Notre vie compte.
Parce qu’elle est le théâtre sacré de notre vérité.
Et si le monde ne voit pas cette lumière que tu portes,
Toi, vois-la.
Toi, honore-la.
Parce que Dieu ne t’a pas créée pour te trahir en devenant quelqu’un d’autre.
Il t’a créée pour que tu brilles exactement comme toi.
Et peut-être que c’est ça, la plus grande réussite :
Se réveiller un matin, sans masque, sans lutte, sans bruit…et dire simplement : “Je suis là. Et ça me suffit.”
✨

Chapitre 10 – Le jour où ton salon tourne sans toi
Ouvrir un salon, c’est excitant.
On choisit une couleur de mur, on achète les premières serviettes, on se rêve entrepreneure, femme libre, créatrice de son destin.
On imagine les clientes heureuses, les soins réussis, les journées pleines.
Et au début, ça ressemble à ça.
Mais gérer un salon, en vérité… c’est autre chose.
C’est un métier entier.
Un métier qui n’a pas d’horaires, pas de pause, pas de bouton off.
Un métier qui vient parfois bousculer ta vie de femme, ta vie de mère, ton équilibre, ton sommeil, ton cœur.
J’ai appris ça… à mes dépens.
J’étais partout.
Dans chaque message, dans chaque tracas, dans chaque détail.
Je voulais tout vérifier. Tout corriger. Tout anticiper.
Je portais le sourire des clientes.
Je portais l’ambiance du salon.
Je portais la qualité des soins.
Je portais les retards, les sautes d’humeur, les urgences.
Et en même temps…
Je portais mes peurs.
Ma famille.
Ma solitude parfois.
Mes douleurs muettes.
Mon corps fatigué.
Je pensais que c’était ça, être une bonne cheffe d’entreprise : tout porter.
Je croyais que si je n’étais pas là, tout s’écroulerait.
Et tu sais quoi ?
Un jour, c’est moi qui me suis écroulée.
Je n’ai pas vu venir le burn-out.
Je croyais que ça n’arrivait qu’aux autres, ceux qui “ne savent pas gérer”.
Mais moi, je gérais trop.
Je contrôlais tout.
Et je me suis perdue.
Je me suis réveillée un matin… vidée.
Plus envie de me lever.
Plus envie de parler.
Plus envie de répondre.
Juste… le vide.
Le silence d’une âme qui a trop donné.
D’un corps qui dit “stop” quand la bouche n’ose pas.
Et dans ce silence, j’ai compris une vérité douloureuse :
mon rêve était en train de m’abîmer.
Pas parce qu’il était mauvais.
Mais parce que je ne l’avais pas structuré pour me protéger.
J’avais oublié de faire de moi une priorité.
Ce jour-là, j’ai compris que si mon salon ne pouvait pas tourner sans moi, alors ce n’était pas un salon…
C’était un piège.
Une prison dont j’étais à la fois la gardienne et la prisonnière.
Alors, j’ai tout repris.
J’ai revu mes processus.
J’ai formé, expliqué, transmis.
J’ai appris à faire confiance.
À déléguer. À digitaliser.
Pas pour fuir.
Mais pour survivre.
Parce que mon rêve, je l’aime.
Mais pas au point de m’oublier dedans.
Ce que j’ai construit avec mon équipe, je l’ai construit avec mon cœur.
Et il était temps de croire que ce cœur pouvait battre… même sans que je sois là à chaque seconde.
Aujourd’hui, mon salon tourne sans moi.
Pas tous les jours.
Pas à 100 %.
Mais il tourne.
Et chaque fois que j’entre et que je vois une cliente sourire, une coiffeuse rayonner, une atmosphère douce et accueillante…
Je respire.
Je respire parce que j’ai compris.
Gérer un business, ce n’est pas tout faire.
C’est tout transmettre.
C’est transformer son énergie en méthode.
Ses idées en modèles.
Sa passion en système.
Sinon, tu restes esclave de ce que tu as créé.
Mais le vrai but…
C’est que ton entreprise t’offre aussi la liberté d’être.
D’être femme.
D’être humaine.
D’être en paix.
Et surtout…
De ne plus t’oublier au cœur de ce que tu bâtis.
Parce qu’au fond, je fais aussi partie des gens dont je dois prendre soin.
Moi aussi, je mérite mes propres attentions.
Moi aussi, je veux vivre.
Pas seulement réussir.
Et toi…
Est-ce que tu respires dans ton propre rêve ?
Ou es-tu encore en apnée, persuadée que tout dépend de toi ?
Tu as le droit de changer.
Le droit de tout repenser.
Le droit de ne plus faire comme avant.
Ce n’est pas un échec.
C’est une renaissance.
Alors respire.
Reprends les rênes autrement.
Et n’oublie jamais :
Si ton business ne peut exister que par ta présence, tu n’es pas entrepreneure.
Tu es employée de ton idée.
Et tu mérites mieux que ça.
Chapitre 11 — Continue d’écrire, même quand les larmes tâchent la page
Rappelle-toi toujours que la vie est un livre.
Pas un conte parfait.
Pas un roman bien rangé.
Mais un livre vrai.
Avec des pages qui collent aux doigts, des chapitres qu’on relit mille fois, et d’autres qu’on voudrait arracher à jamais.
Il y a ces chapitres heureux, doux comme des souvenirs d’enfance, remplis de rires, de peaux qui s’enlacent, de regards qui disent « je suis là ». Ces moments-là, parfois, on les vit sans même savoir qu’ils deviendront des trésors. On croit qu’ils dureront toujours… jusqu’à ce que quelque chose change, sans prévenir.
Et puis, il y a les chapitres plus sombres. Ceux où l’on se sent perdu au milieu de sa propre histoire. Ceux qu’on n’avait pas prévus, pas mérités. Les pages où les mots deviennent trop lourds, où l’on doute de tout, même de soi. Où le silence nous serre, où l’on avance sans savoir vers quoi. Ces chapitres-là, on ne les montre pas toujours. On les porte comme un poids, en espérant que personne ne voie à quel point ça fait mal.
Mais tu sais quoi ?
Même dans ces pages-là, quelque chose se passe.
Une graine se pose.
Un battement de cœur résiste.
Une larme coule, et lave ce qui devait partir.
Même les chapitres les plus douloureux finissent par laisser place à autre chose.
Peut-être pas à un grand bonheur. Mais à une accalmie.
À un matin un peu plus clair.
À une respiration plus douce.
Tu as déjà vu la nuit basculer ?
Une nuit d’insomnie, où tu crois que jamais tu ne dormiras, jamais tu n’iras mieux.
Et puis, sans t’en rendre compte… une lumière.
Timide, lointaine. Mais là.
L’aube.
C’est ça, la vie.
Elle tourne. Elle t’épuise. Et puis elle te rend un peu de beauté, un peu de grâce.
Et ce qu’on oublie souvent, c’est que même les chapitres heureux ne sont pas éternels.
Il faut les savourer. Les mordre à pleines dents. Les vivre comme des prières exaucées.
Parce que rien, rien n’est garanti.
Le bonheur ? Il passe.
La santé ? Fragile.
La famille ? Un souffle, parfois douloureux.
L’amour ? À entretenir, à mériter, à chérir.
Alors, quand tu te trouves dans un beau chapitre, dis merci.
Pas à voix haute. Pas pour les autres.
Mais dans ton cœur.
Dis merci à la vie de t’avoir offert un instant de lumière.
Et quand tu te retrouves dans un chapitre plus sombre…
Souviens-toi que ce n’est qu’un chapitre.
Pas la fin du livre.
Rien n’est figé.
Tu as encore tant de pages à écrire.
Tu es encore debout.
Même à genoux, tu écris.
Même avec des larmes, tu traces.
Et c’est ça, l’essentiel.
Ne laisse personne écrire à ta place.
Ni les épreuves.
Ni les jugements.
Ni les blessures.
C’est ton livre.
Ton histoire.
Et tu peux tourner la page, chaque fois que tu le veux.
Même si c’est dur.
Même si ça prend du temps.
Même si tu trembles en le faisant.
Tourne la page.
Essuie les larmes.
Et continue.
Car parfois, après le chapitre qui t’a le plus brisé…
Vient celui qui te ramène à toi.
Vient celui qui te rappelle pourquoi tu tiens.
Vient celui où tu renaîs.
Et ce chapitre-là, crois-moi… il est encore devant toi.
Alors continue d’écrire, même si ta main tremble.
Continue d’écrire, même si tu n’y crois plus.
Continue d’écrire… parce que ta vie compte.
Et il n’y a rien de plus précieux que cette histoire unique que tu portes.
Même cabossée.
Même imparfaite.
Elle est belle, parce que c’est toi qui la vis.
✨










